* Partenariat en Europe pour le Loramyc fin 2009-début 2010
* Triplement des ventes de Loramyc en France au S1 et doublement attendu pour 2009
* Setofilm pourrait être lancé en Allemagne et en Angleterre au premier semestre 2010
par Noëlle Mennella et Caroline Jacobs
PARIS, 26 août (Reuters) - BioAlliance Pharma pense pouvoir conclure entre la fin 2009 et le début 2010 un accord de partenariat pour commercialiser en Europe le Loramyc, son traitement phare des mycoses buccales des patients atteints de cancer ou de sida.
Le produit, qui a obtenu des autorisations de mise sur le marché dans 12 pays européens, est déjà commercialisé en France ou ses ventes 2009 devraient doubler à deux millions d'euros par rapport à leur niveau de 2008. Elles ont déjà presque triplé au premier semestre 2009, à 882.000 euros comparées à la même période de l'année précédente.
Lors d'une interview téléphonique accordée à Reuters, Dominique Costantini, présidente du directoire de l'entreprise de biotechnologie, a indiqué que "des sociétés ont marqué leur intérêt" pour s'associer au lancement du Loramyc en Europe, qu'elle entrevoit dans le courant de l'année prochaine.
UN MEME PARTENAIRE POUR LORAMYC ET SETOFILM
"On ne vise pas plus de deux partenaires en Europe", a-t-elle ajouté. Elle a précisé que BioAlliance présentait également à ces candidats le Setofilm (ondansetron RapidFilm), un produit destiné aux nausées et vomissements consécutifs à la chimiothérapie, dont le dossier d'enregistrement vient d'être déposé en Europe.
"Aux contacts que nous avons en Europe nous présentons les deux produits qui sont complémentaires. Un même partenaire nous paraît une bonne approche car cela permettrait de présenter une offre globale dans les soins de support qui serait plus attractive", a encore déclaré Dominique Costantini.
BioAlliance table sur un enregistrement du Setofilm dans les mêmes délais que pour le Loramyc et considère que le produit pourrait être lancé sur les marchés allemand et anglais au cours du premier semestre 2010.
Sur le marché américain, BioAlliance a conclu en 2007 un accord de partenariat avec Par Pharmaceutical pour la seule commercialisation de Loramyc car ses droits de licence du Setofilm concernent exclusivement l'Europe.
Dominique Costantini a indiqué que Le Loramyc pourait être lancé au second semestre sur le marché américain qui, a-t-elle précisé, représente 50% des 330 millions d'euros que pèse le marché mondial de la candidose oropharyngée du patient immuno-déprimé. Le dossier d'enregistrement a été jugé recevable par les autorités sanitaires américaines. .
DES PARTENAIRES AUSSI POUR L'HERPES LABIAL
Autre projet prioritaire du groupe : la conclusion d'un partenariat pour l'Aciclovir Lauriad, destiné au traitement de l'herpès labial, pour lequel a société a publié mercredi des résultats préliminaires positif de phase III.
"On a l'intention de chercher un partenaire aux Etats-Unis et en Europe. Nous avons rencontré des partenaires potentiels", a simplement mentionné la présidente.
Au total, conclut--elle, BioAlliance est aujourd'hui "dans une bonne conjoncture, avec des produits sur le marché, une offre qui s'étoffe et des aides qui permettent de façon non dilutive de faire avancer des projets dans le cancer".
De fait, BioAlliance vient d'obtenir un financement d'Oseo de 6,4 millions d'euros pour deux programmes dans ce domaine.
Compte tenu de paiements d'étape (milestone) de 16 millions d'euros attendus de ses partenaires américains, BioAlliance dispose d'une trésorerie lui assurant 18 mois à deux ans de financement, a encore déclaré Dominique Costantini.
Introduite en décembre 2005 à 13,30 euros, la valeur a clôturé mercredi à 5,81 euros, progressant de 124% par rapport à son niveau du début 2009, faisant ressortir une capitalisation boursière de 722 millions d'euros.
Le capital flottant de BioAlliance totalise plus de 60%, le reste étant dans les mains de sociétés de capital-risque et de banques (AGF , ING, Financière de la Montagne, CDC).
Au premier semestre 2009, la société a accusé une perte nette de 8,8 millions d'euros, contre une perte de 7,9 millions un an plus tôt, et sa perte opérationnelle s'est stabilisée à 8,9 millions.
(Edité par Pascale Denis)
((Reportage économique. Tél 01 49 49 53 82 Reuters Messaging : noelle.mennella.reuters.com@reuters.net))