(Actualisé avec agenda, précisions)
TOULOUSE, 9 février (Reuters) - Faisant fi des manoeuvres du Parti socialiste en Languedoc-Roussillon à son encontre, Georges Frêche lance la contre-attaque cette semaine en occupant le terrain médiatique à environ un mois des élections régionales.
Alors que socialistes et écologistes sont toujours à la recherche d'une hypothétique alliance de premier tour, un sondage TNS-Sofres publié mardi donne le président sortant du conseil régional gagnant dans tous les cas de figure.
Mardi et mercredi, il est invité successivement sur les plateaux de LCI, de Canal+ et Radio Classique. Il participera également à l'émission "Les Grosses Têtes" sur RTL.
Après de nouveaux propos litigieux de Georges Frêche, sur la "tronche pas catholique" de Laurent Fabius, le Parti socialiste a décidé de lui opposer une liste concurrente, qui doit être conduite par la maire PS de Montpellier, Hélène Mandroux.
Elle devait rencontrer mardi après-midi la tête de liste Europe Ecologie, Jean-Louis Roumégas, à Montpellier (Hérault).
Pour l'instant, l'union achoppe, entre autres, sur la répartition des rôles, états-majors socialiste et écologiste revendiquant le leadership d'un éventuel rassemblement de la gauche.
"Nous pensons qu'Hélène Mandroux est la meilleure candidate pour garder la région à gauche", a déclaré lundi le porte-parole du PS, Benoît Hamon. Daniel Cohn-Bendit a suggéré de son côté une présidence tournante du conseil régional, partagée entre PS et Europe Ecologie.
40% D'INTENTIONS DE VOTE
"Aucune porte n'est fermée. On ne veut qu'une chose, qu'on se range derrière notre candidat", explique Jean-Vincent Placé, membre de la direction d'Europe Ecologie où l'idée de listes composées à parts égales de candidats socialistes et écologistes fait son chemin.
"On ne veut pas recevoir de leçon d'éthique, ce n'est pas nous les diviseurs", a-t-il dit à Reuters. Les Verts, a-t-il rappelé, siègent dans l'opposition au conseil municipal de Montpellier, Hélène Mandroux ayant refusé de faire alliance avec eux au deuxième tour des municipales en 2008, a-t-il rappelé.
Une grande partie des cadres locaux du PS soutiennent Georges Frêche, qui dénonce une "croisade" du premier secrétaire, Martine Aubry.
Dans le sondage publié par Le Midi Libre, plusieurs hypothèses ont été envisagées: deux listes séparées face à Georges Frêche, menées par Hélène Mandroux et Jean-Louis Roumégas, ou une liste commune de gauche.
Dans le premier cas de figure, Georges Frêche est crédité de 31% d'intentions de vote au premier tour contre 21% pour l'UMP Raymond Couderc, 11% pour Hélène Mandroux et 10% pour Jean-Louis Roumégas.
En cas d'union Mandroux-Roumégas le 14 mars, Georges Frêche est crédité de 32% des suffrages contre 20% pour la liste commune PS-Europe Ecologie et 20% pour Raymond Couderc.
Dans tous les cas, après union des deux autres listes de gauche entre les deux tours, Georges Frêche l'emporterait avec 40% des voix contre 30% pour Raymond Couderc et 30% pour une liste menée par Hélène Mandroux.
Ce sondage a été effectué par téléphone les 5 et 6 février auprès d'un échantillon de 700 personnes âgées de 18 ans et plus habitant le Languedoc-Roussillon.
(Nicolas Fichot, avec Laure Bretton à Paris, édité par Sophie Louet)
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